6 janv. 2016

Nos fesses ne sont pas les leurs (Arthur RIMBAUD)

Nos fesses ne sont pas les leurs. Souvent j’ai vu 
Des gens déboutonnés derrière quelque haie, 
Et, dans ces bains sans gêne où l’enfance s’égaie, 
J’observais le plan et l’effet de notre cul. 

Plus ferme, blême en bien des cas, il est pourvu 
De méplats évidents que tapisse la claie 
Des poils ; pour elles, c’est seulement dans la raie 
Charmante que fleurit le long satin touffu. 

Une ingéniosité touchante et merveilleuse 
Comme l’on ne voit qu’aux anges des saints tableaux 
Imite la joue où le sourire se creuse. 

Oh ! de même être nus, chercher joie et repos, 
Le front tourné vers sa portion glorieuse, 
Et libres tous les deux murmurer des sanglots ? 

Les Stupra — Arthur Rimbaud (1854 - 1891)


Que de frissons lorsque je sens une langue mouillée passer et repasser sur le trou de mon cul. Cette zone est particulièrement sensible pour moi.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire