15 janv. 2015

L'ALPE DE MES AMOURS

L'ALPE D'HUEZ c'est me station favorite, parce qu'elle est pleine de doux souvenirs : c'est là qu'en janvier 2008  je rencontre sur les pistes Jean-Baptiste un petit poulet de grain ravissant et délicieux et hyper-poilu. J'avais raconté ça dans mon blog privé RAUNCHYBOYS : 

« SNOW MEETING (6 janvier 2008) 
Beau temps sur les Alpes ce dimanche, je file skier à l’Alpe d’huez. Sur le coup de 10 h. je suis sur le télésiège du Signal au coté d’un jeune surfeur. La discussion s’engage naturellement sur l’intérêt de nos équipements respectifs : lui le surf et moi le biski. C’est un garçon charmant/charmeur. Je rêve : et si c’était Sylvain* et que le télésiège voyage sans fin pour se perdre dans le ciel ? 

Mais lui, c’est Jean-Baptiste, et il propose de me joindre à lui. Bons skieurs, nous dévalons les pentes infernales du troisième tronçon. Excellent en voltige, Jean-Baptiste exécute des pirouettes autour de moi, mimant une parade de séduction amoureuse.

 A 18 H nous prenons un vin chaud avant mon retour à G*. Nous partageons nos itinéraires, moi tout jeune ingénieur, lui encore étudiant à l’université d’Aix.

Jean Baptiste me propose de rester. J’observe sa gueule de petit loup au sourire ravageur, ses grands yeux couleur de miel, il est vraiment craquant : j’accepte. Je laisse un message à mon boulo. et pose une RTT pour demain lundi. 
Nous dînons rapidement à « l’Alaska ». Jean Baptiste est exubérant, il aligne les blagues et les éclats de rire. Je glisse un regard à la ronde, l’attention est sur nous. Nos hormones ayant fantasmées toute la journée, nous fonçons vers son mini studio près de l’altiport. On se jette sur le lit, et malgré la fatigue de la journée nous nous endormons au matin, complètement vidés.

Lundi, jour blanc, tentatives sur les pentes abruptes des Marmottes, ça le fait pas, on abandonne et nous passons l’après midi au lit. Lundi soir, tempête de neige. Je dois renter. Pendant que le moteur de ma mini chauffe, Jean-Baptiste me comble de baisers 
« je reviendrais en Mars », 
« c’est vrai ? Super » je dis, surpris par cette effusion de tendresse et au bord des larmes. 
L’émotion est trop forte, et sur la route enneigée du retour, j’éclate en sanglots à l’écoute de la voix brisée de Billy Holiday pleurant My Man
 L’Amour, c’est pas pour moi ? »

CENT ANS DE BONHEUR (8 mars 2008) (ou Jean-Baptiste est revenu) 

Mon cœur mon cœur arrête de le dévisager 
C’est vrai qu’il est plus beau qu’en janvier 
Jean-Baptiste est revenu. 

 Mon cœur mon cœur réjouis-toi 
Vaudrait peut-être mieux changer nos draps 
Jean-Baptiste est revenu. 

 Et vous, pistes enneigées ne tremblez pas 
Si demain nous repartons au combat 
Puisque Jean-Baptiste est revenu… 

C’était improbable, Jean-Baptiste a tenu sa promesse, et cette semaine à l’Alpe d’Huez, nous avons pris CENT ANS DE BONHEUR, cent ans de câlins sous la couette, cent ans de désirs chuchotés et de mots caressants, cent ans de glisse euphorique, cent ans de siestes crapuleuses sous le soleil, wow… 
Dis, ç’est pas ça le NIRVANA ? Jean-Baptiste est reparti. Je crois bien qu’on s’est quitté sans rien se promettre, mais je garde les yeux ouverts pour ne pas oublier, pour que les lèvres et la peau se souviennent… même après cent ans de solitude. 
Du coup, je me retrouve seul ce dimanche, ça fait bizarre. Le moral est à 900 mbar et ça fait du bien d’en parler .

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